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Fruits et légumes de saison ... vraiment ?

« Fruits et légumes … de saison » … Ce qui ne devrait être qu’un pléonasme est devenu une indication souvent trompeuse et parfois même mensongère.
De quelle saison parle-t-on ? Quels sont vraiment les fruits et légumes de saison ? Et surtout, pourquoi consommer « de saison » ?


Les saisons, la grande confusion
Si l’on se fie aux étals des marchés et à la plupart des calendriers, les saisons semblent de plus en plus généreuses : avocats en janvier, oranges en février, concombres en mars, bananes en avril ou encore pommes en juin !
Le doit-o
n à l’influence du changement climatique ? Pas vraiment. La création de variétés hybrides, le développement de la culture en serre et hors-sol ont conduit à augmenter de plusieurs mois la période de production française. Et surtout une grande partie de l’offre provient du monde entier.
Malgré ces modes de culture assistées, voir forcées, malgré les milliers de kilomètres parcourus,
ces produits sont souvent présentés sur les calendriers et les étals comme des produits « de saison ». Cette confusion, largement entretenue par les négociants et les marchands, vise à proposer toute l’année une offre large et alléchante et à orienter les consommateurs vers les produits qui génèrent le plus de profits. Les éditeurs de ces calendriers, peu scrupuleux sur l’interprétation de la notion de saison, reconnaissent que pour eux la saison d’un produit, c’est celle où l’offre est la plus importante !

Etre ou ne pas être … « De saison » ?
Comment défi
nir un produit de saison ? Cette notion est en fait assez floue. … puisque c’est toujours la saison quelque part ! Pour les plus draconiens, les « locavores », un produit n’est vraiment de saison que quand il pousse dans un rayon d’environ 200 km de son domicile. Pour d’autres, le territoire français est la limite ultime, tandis que certains la poussent jusqu’aux frontières de l’Europe et du bassin méditerranéen.
Pour se fixer une limite, il faut comprendre les risques et les enjeux de ce choix. Si « le respect de la saisonnalité » et la « relocalisation des approvisionnements » figurent en si bonne place dans les conclusions du Grenelle de l’environnement, c’est que la culture forcée et les transports internationaux de produits frais sont une véritable plaie pour l'environnement, dont les émissions de gaz à effet de serre ne sont que la partie émergée de l’iceberg. La priorité croissante donnée aux produits d’importation et aux cultures « industrielles » est également en grande partie responsable de l’agonie du monde rural.

Plus de goût, moins de sous
Les premiers produits d’importation massive, étaient initialement des offres ponctuelles : oranges du Maroc, avocats d’Espagne, tomates grappes de Sicile, …  Mais l’exception est aujourd’hui devenue la règle. Et en prenant l’habitude de manger toute l’année les mêmes produits, nous ne faisons pas une bonne affaire. Ceux qui se réjouissent de pouvoir faire de la ratatouille en hiver sont les mêmes qui se plaignent du prix des fruits et légumes. Car les produits locaux, de saisons, sont souvent moins chers que les produits d’importation. D’autre part, cueillis à maturité et conservés beaucoup moins longtemps en chambre froide, ils sont également plus savoureux et nutritifs. Enfin nous sommes philologiquement mieux préparés à digérer les végétaux de saisons qui nous apportent au fil des mois les vitamines et autres nutriments dont nous avons réellement besoin. Les produits importés, à l’instar des oranges et des tomates en hiver, viennent souvent perturber notre équilibre acide-base . En suivant le rythme des saisons, on régale donc son palais et son corps tout en ménageant son porte-monnaie.

Comment croquer pleinement chaque saison ?

Impossible de se fier aux étals des grandes surfaces, qui sous l’appellation « origine France » commercialisent de nombreux produits cultivés à partir de variétés hybrides, sous serres chauffées et parfois même hors-sols. Les labels BIO ne sont pas non plus suffisants car ils proposent une part non négligeable de produits d’importation. A l’exception de la chaîne Biocoop dont l’offre est constitué à 90% de produits de saison.
En revanche, « Bio » et « Origine France » ensembles constituent une bonne indication. Vous pouvez également vous fier aux nombreux maraîchers présents sur les marchés et à l’offre des AMAP, qui par nature ne proposent que des produits de saison.
Décorez votre frigo d'un bon calendrier ( biocoop ou bioconsomacteur par exemple). Il guidera votre appétit au fil des saisons et apportera de la variété à vos repas. Ensuite libre à vous d’organiser en toute conscience vos achats.


Frédéric Marr